QUESTIONS-REPONSES « COMMENT PEINDRE A LA PEINTURE A L’HUILE »

En attendant une prochaine publication d’un grand résumé de vos questions-réponses sur « Comment commencer une peinture à l’huile », je vous invite à lire quelques conseils que je donne sur ce sujet. Certaines questions ici posées n’avaient pas été publiées sur les bonnes pages de mon blog et de ce fait, je vous les restitue par ici.

Votre question (Nelly) :

Je peins à l’huile, pure, sortie du tube, car je ne sais pas utiliser les médiums, quels qu’ils soient. Ou j’en mets trop, ou pas assez. S’il est nécessaire de vous le préciser pour me guider, je fais plutôt du figuratif (portraits, nus, …) Pouvez vous me conseiller à ce sujet ? et me conseiller également sur le médium à utiliser ? ou peindre à l’huile pure est-ce une erreur ?

Ma réponse :

Peindre avec la peinture à l’huile qui sort du tube, ce n’est pas recommandé. L’huile contenue dans le tube est de l’huile de carthame. Elle est moins siccative (elle sèche moins vite) que l’huile de lin.
Pour vous aider à mesurer les médiums ou additifs à votre peinture, voici ce que je vous recommande. Dans un petit pot en verre propre et sec, qui ferme avec un couvercle, du style petit pot de confiture ou BB, vous faites une petite marque sur le verre à 1,5 cm à partir de la base. Puis cette hauteur vous la reportez 2 fois (2 x 1,5 cm environ) et vous faites une marque. Ensuite, vous remplissez d’huile de lin jusqu’au 1er trait, et vous complétez d’essence de térébenthine jusqu’au 2ème trait. Ainsi vous aurez fabriqué un médium à peindre avec 1/3 – 2/3 huile de lin/térébenthine. Une bonne base pour peindre quasiment tout votre tableau. Bien fermer votre flacon et le laisser loin de la lumière.
Lorsque vous peignez, vous posez vos différentes couleurs sur votre palette. Dans les mélanges que vous allez faire, à l’aide du couteau à peindre que vous aurez trempé dans votre médium « maison », vous ajouterez ces quelques gouttes dans votre mélange de peinture. Elle sera plus onctueuse sans être trop grasse.
Ce n’est qu’en fin de tableau, quand tout est sec, que vous viendrez embellir et rendre plus de profondeur à votre sujet, avec des glacis. Ceux-ci seront uniquement légèrement dilués à l’huile de lin pure (pas trop !) ou un médium à glacis. Vous êtes donc en fin de travail, et vous aurez respecté la loi du gras sur maigre. Votre médium « maison » est plus maigre  que l’huile de lin pure, puisqu’il contient de l’essence de térébenthine, il est moins gras.

Votre question (Karine) :
Je me demandais si on pouvait remplacer la térébenthine par du white spirit pour faire le medium pour la peinture a l’huile?

Ma réponse :
On peut utiliser le white spirit pour nettoyer les pinceaux ou en tout début de toile.
Le WS rend la peinture plus « sèche », il matifie la couleur aussi.
L’essence de térébenthine est considérée déjà un peu « grasse » mais extrêmement siccative. Personnellement, je ne mets pas le WS dans la fabrication de mon médium.

Votre question :
Vernis à retoucher : si on peut travailler sur une toile du jour au lendemain ou d’une séance à une autre sans poser du vernis à retoucher alors pourquoi ne peut-on pas reprendre une toile sèche directement sans vernis a retoucher ?

Ma réponse :
Lorsque je peins du jour au lendemain, comme c’est le cas actuellement, je ne passe pas de vernis à retoucher ! d’abord parce que ma peinture est fraiche et d’autre part, il n’est pas utile dans ce cas là. On le passe sur la peinture sèche lorsque l’on sait que l’on ne va pas toucher à la toile pendant un certain temps mais que l’on pense la reprendre.. plus tard. Elle est protégée de toutes intempéries qui pourraient se produire : crottes de mouches (vous pouvez les enlever sans abimer la peinture, juste à l’eau et savon), nicotine pour les gens qui fument beaucoup, poussières, salissures diverses. Le vernis est perméable à l’air, donc la peinture peut encore sécher à cœur même avec le vernis à retoucher.
Autre raison : si l’on doit exposer dans un Salon p.ex. et que l’on ne peut vernir définitivement, on peut poser un vernis à retoucher pour la protéger. Pas de problème à ce niveau là.

Votre question :
Si je veux faire des rehauts de lumière sur des fleurs par exemple sur des fleurs blanches aussi ,vous dites que le blanc est un faux ami ? pourquoi? vous dites qu’il grise les couleurs ? alors comment éclaircir une couleur jaune citron ? ou un rose très clair pour qu il soit blanc à la lumière ? Cela reste un mystère pour moi.

Ma réponse :
Faire des rehauts, c’est apporter -le plus souvent- de la lumière. Celle-ci est très claire voire même blanche. Vous pouvez bien sur, poser du blanc sur le rehaut (sur peinture sèche). Le blanc n’est pas un faux ami dans ce cas.
 Il l’est lorsqu’il est mélangé à une autre couleur. MAIS pas dans tous les cas !!
Je l’utilise très très souvent mais je sais avec quelles couleurs je peux ou ne peux pas !! Un rouge avec du blanc vous aurez du ROSE. Pour éclaircir un rose, là oui, vous pouvez ajouter du blanc. Mais si vous ne voulez pas de rose mais simplement éclaircir un rouge, mettez une pointe de jaune, vous aurez du rouge plus éclairé et donc plus lumineux. J’attache beaucoup d’importance aux mots. J’ai bien dit UNE POINTE DE JAUNE.. Maintenant pour illuminer aussi une couleur, on peut lui poser un glacis lumineux dessus. Une couleur transparente. Un rouge fade peut s’illuminer aussi en lui posant -à sec- un Stil de Grain jaune (Rembrandt) dessus. Il est de suite beaucoup plus intéressant sans aller sur l’orange ! Les Stil de Grain sont étonnants de luminosité. Rembrandt est bien placé pour ces couleurs. J’emploie très souvent aussi le Stil de grain Brun. Il est magnifique.. même avec du blanc !
Les couleurs qui supportent très bien le blanc sans « griser » la couleur, sont le jaune, certains verts, certains bleus.
Un exemple que vous comprendrez de suite :
Deux verres contenant du café. Dans l’un, vous mettez du lait : vous avez du café au lait bien opaque. Vous avez « grisé » le café. Dans l’autre, vous ajoutez de l’eau : vous avez du café plus clair mais transparent. Vous avez fait un glacis !

COMMENT COMMENCER UNE PEINTURE A L’HUILE ?

tube de peinture, huile, pinceau, bonbonEn réponse à tous ceux qui se posent la question, voici mes suggestions.
Elles sont personnelles, tirées de diverses expériences et certainement pratiquées par de nombreux peintres .
D’autres réflexions sont issues du livre de Xavier de Langlais, avec qui je suis tout à fait en accord sur bon nombre de sujets !

Je vous invite aussi à lire d’autres conseils aussi importants sur l’huile, l’acrylique, etc.. sur les autres billets, ainsi que tous les commentaires ci-dessous.

Plusieurs solutions, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux :

Sur un chassis/toile, déjà préparé, c’est à dire avec la toile apprêtée blanche :

FAIRE LE DESSIN :

. soit au graphite ou fusain (ce que je ne conseille pas). En peignant dessus, soit il disparait, soit il « salit » de gris la peinture (ce qui n’est pas très embêtant, mais quand on aime le travail propre, ça gène !) A moins de passer doucement un chiffon pour éliminer les traces de particules noires.
. soit à la sanguine (ce que je fais très souvent). Passer ensuite un chiffon pour l’estomper et retirer la poudre du crayon. Une couleur rougeâtre colorera un peu la peinture dessus, sans conséquence
. soit directement au pinceau avec de la peinture à l’huile très diluée à l’essence (un jus)
. soit pas de dessin de suite !

PREPARER UN JUS :

Le jus, est un peu de peinture à l’huile diluée à l’essence – de façon à faire un jus aquarellé. Souvent, l’ocre est la couleur de base, neutre. Passer ce jus partout sur la toile, à l’aide d’un gros pinceau brosse (soie de porc). Ça coule, tant pis, on essuie au chiffon… il faut que l’on voit encore le dessin dessous (s’il a été fait au crayon). Ceci prépare bien la prochaine couche de peinture, légèrement plus grasse.

Soit, vous pouvez passer ce jus d’abord puis faire votre dessin dessus quand il est sec.
1- Faire le dessin comme précédemment, à la méthode de votre choix, puis…
2- Préparer les différentes couleurs composant votre sujet. Elles seront posées sur la toile, de façon également comme un « jus », léger, aquarellé, dilué à la térébenthine.

Ces couleurs seront approchantes des couleurs définitives, ( PAS LES DEFINITIVES !!).
Si vous avez à mettre plus tard, un rouge foncé, carmin p.ex., mettez un magenta dilué. Si vous avez un orange, mettez un rouge vermillon ou jaune de cadmium moyen, dilué. Elles vous aideront visuellement à vous rendre compte de l’équilibre chromatique de votre tableau.

Lorsque toute la toile est recouverte de ce jus coloré, prenez votre toile, et placez-vous devant un miroir (voilà pourquoi il y a toujours un miroir ou des glaces, dans un atelier de peinture !) Vous observez alors si les couleurs sont bien placées, si l’harmonie vous plait, si le dessin est bon ! rectifiez si nécessaire.

L’EBAUCHE DU DESSIN AVEC OU APRES LE JUS

Elle a une importance primordiale. Cela premièrement, du côté technique. A l’aide du « jus » précédent, le dessin prépare l’œil au sujet tout en préparant ‘l’accroche’ des couches suivantes, elle nourrit la toile.

Ces bases sont faites à la PEINTURE A L’HUILE. Vous pouvez également faire votre fond préparatoire, à l’ACRYLIQUE.
Vous procédez de la même manière pour le dessin, simplement vous remplacez la peinture à l’huile par de la peinture acrylique si votre fond est fait à l’acrylique.

SUITE DU TRAVAIL SUR TOILE

Vous pourrez alors sur l’acrylique sèche, continuer à la peinture à l’huile. Dans ce cas, les techniques sont possibles et compatibles.

NE JAMAIS POSER DE L’ACRYLIQUE SUR DE LA PEINTURE A L’HUILE. Pourquoi ?
Que votre couche d’huile soit épaisse ou fine, il lui faudra un « certain » temps de séchage. Elle ne sera sèche à cœur qu’après un certain laps de temps. Donc, si vous posez dessus (sur la très fine pellicule sèche) de la peinture acrylique, qui elle, sèchera très vite, l’ensemble en séchant peu à peu à fond, va plisser, craqueler, faire « peau d’orange » comme on dit !! et c’est la catastrophe !

C’est pour cela qu’en peinture à l’huile, une loi est très importante : IL FAUT TOUJOURS PEINDRE GRAS SUR MAIGRE.
La couche de dessous doit être moins grasse que celle de dessus. On commence donc un tableau soit en jus à l’essence + peinture à l’huile (expliqué ci-dessus), soit à l’acrylique. Puis les couches suivantes, seront avec de l’huile de lin + peinture à l’huile. En très petite quantité au départ, puis si nécessaire, avec un peu plus après.

C’est pour cette raison que les glacis, venant en phase terminale du tableau, sont bien plus gras, soit en huile, soit en médium, que les couches précédentes. (voir chapitre Glacis dans ce blog)

PINCEAUX EMPLOYÉS :

En début de tableau, privilégiez les brosses en soies de porc. Les poils blancs, durs. Les formes « langue de chat » ou « plate » sont plus pratiques. Puis au fur et à mesure de l’avancement du tableau, soit vous optez pour des poils en mangouste, plus doux et souples, réalisant des fondus intéressants, sans traces de coups de pinceaux. Soit vous restez aux poils de porcs, auquel cas les marques du pinceau seront plus visibles. C’est selon ses propres goûts.

TECHNIQUE AU COUTEAU :

Si vous optez pour cette technique plutôt qu’avec un pinceau, vous ferez le « jus » puis une première couche maigre au pinceau, avant de commencer au couteau.
C’est tout au moins, ce que je recommande, plutôt que de commencer directement au couteau !

N’hésitez pas à poser des questions, à donner vos propres conseils, et LIRE LES COMMENTAIRES... suite à Comment peindre une peinture à l’huile ? questions/réponses

 

COMMENT FAIRE UN GLACIS EN PEINTURE A L’HUILE ?

Les-volets-rouges-60M-detail1A une amie, qui me posait la question : comment faire un glacis ? et quelle couleur employer ?

Tout dépend de ce que l’on veut faire, sur quoi et quel sujet.
C’est un fait, qu’il est rare que je finisse un tableau sans glacis.

Je peins normalement le tableau. Et surtout il faut le laisser bien sécher quand il est terminé.
Pour l’embellir, à certains endroits, il faut mettre un glacis.
A un endroit pour que la couleur soit plus « profonde », ou « donner vie » à un fond, mettre juste une petite note de couleurs dans une ombre.
C’est subtil et difficile à en parler ainsi. Observer les détails des quelques tableaux ci-après. Dans les ombres surtout, on peut deviner une légère couche de peinture plus sombre. Elle est présente mais ne cache pas le motif du dessous.

Utiliser de la peinture transparente.
Sur les tubes d’huile, il est spécifié si la peinture est transparente, semi-transparente ou couvrante. En mettre un peu sur la palette, puis lui ajouter de l’huile de lin de façon à faire « un sirop huileux » – mais surtout pas trop ! ça ne prendrait pas sur la couche précédente, il y aura formation de petites gouttelettes inesthétiques, et surtout inacceptables !! – ou ajouter un médium à peindre (problème: si trop épais, lui ajouter une goutte de white spirit ou térébenthine -suivant ce que l’on utilise- et de plus c’est assez brillant). On a alors un liquide gras, ou sirupeux voire collant, légèrement coloré.

Utiliser un pinceau assez large si la surface est importante, mais en poils doux. Pas de poils de porc. Mangouste, c’est bien. Mais faire un beau nettoyage après si l’on a utilisé du médium à peindre.
Ainsi avec cette sorte de poils, on ne doit pas voir les traces de pinceau.

LE GLACIS DOIT SE DEVINER SANS SE FAIRE VOIR !!

Si on a un fond dans les tons assez bruns – Brun Van Dyck par ex., on peut faire un glacis alizarine (transparent) qui lui donnera un ton plus chaud, ou violet ( transparent) qui le foncera tout en lui donnant de la profondeur.
Sur mes fleurs par exemple. Je peins mon tableau, ombres, lumières, etc.. séchage. Puis je reprends pétale par pétale, et sur le côté ombre, je rajoute un glacis ou de la couleur de ma base ou un magenta ou autre rouge + foncé que le dessous, (si ma fleur est rouge biensur).

Maintenant, on peut jouer sur les complémentaires. Si l’on souhaite un vert profond, lumineux, intéressant, le peindre en jaune, puis mettre un glacis bleuté (Prusse, outremer : transparent).
Sur du jaune si on met un violet d’Egypte par ex. (transparent), on aura un joli brun ocre subtil, et non comme un ocre pur sorti du tube, fabriqué. On voit un peu le jaune, et on devine le violet dessus, mais l’œil compose un « ocre » sur la rétine.

Réveiller une couleur. Sur un vert « fadasse », lui mettre un jaune citron (pas cadmium, opaque), ou un autre vert (émeraude, ou vert de Hooker : transparent) il sera plus intéressant.

Orangé : sur un jaune citron, ou de cadmium moyen, poser un glacis de magenta (transparent) = un superbe orangé.

En résumé :
. bien connaitre ses couleurs -transparentes/opaques-
. connaitre l’harmonie des couleurs
. poser le glacis sur la peinture sèche

Si le glacis est fait à l’huile de lin, il sèchera très lentement. Il existe dans le commerce des médiums à glacis Hollandais, Flamand, Vénitien… c’est un peu compliqué et long à expliquer comme ça, mais généralement ils sont faits pour les peintures style « trompe l’oeil » ou hyper-réalistes ou style peintures début XIXème siècle.
Vermeer, Rembrandt, et bien d’autres utilisaient aussi très souvent le glacis.
Et pour vous rassurer, il existe des cours spécifiques donnés sur le Glacis qui durent… + d’un an !! alors il faut de la pratique, de l’expérience, du doigté, et une connaissance parfaite du sujet…

Faire des essais simplement. Si l’on souhaite aller plus vite, faire des fonds à l’acrylique (mates, si possible), qui sèchent vite. Puis des glacis dessus à l’huile. Ce sera moins joli, mais utile et pratique pour commencer.

L’avantage de le faire sur une peinture sèche : il ne se mélange pas avec la couche inférieure. De plus, il est plus gras que la couche précédente (règle: GRAS sur MAIGRE). Et surtout……. on peut l’enlever à l’essence avec un chiffon doux et RECOMMENCER si insatisfait !!!

Nous verrons plus tard le problème des EMBUS, souvent formés lors d’un emploi abusif de médium à peindre ou d’huile de lin !

SUITE GLACIS PEINTURE A L’HUILE…

Gnous – Huile sur toile 100×100 DoroT

Voici un exemple de tableau, qui « contredit » la première partie du glacis que je viens d’expliquer.
Comme souvent, il y a des exceptions !!

L’emploi du blanc dans le glacis. Tout un art !! Le blanc étant une couleur opaque, elle aura tendance à « couvrir » la couche de dessous, même si elle est employée en faible quantité, juste en frottant par exemple.
Le blanc de Titane est plus opaque que le blanc de Zinc.
Personnellement, je dilue une faible quantité de blanc avec de l’huile de lin -pas trop, comme dit auparavant- et j’étale… au chiffon ! si je le fais au pinceau, même avec des poils adaptés, le blanc étant « présent » on verra les traces de pinceau. Disons que c’est « mon » truc !
Comme cette façon de procéder n’apporte que peu de matière grasse sur ma toile, cela va sécher assez rapidement. C’est alors que je réitérerai ce procédé aux endroits que je souhaite un peu plus « opaques » disons-nous.. tout en restant transparents !!!

Le fait de vernir après, l’ensemble, cela crée une uniformité visuelle.

J’aurais aimé être petite souris au XVIIème siècle (mais que petite souris !), dans la manche de la robe de chambre de Rembrandt ou dans le miroir de Vermeer, pour observer leur technique du clair-obscur, et celle de leur glacis si subtil. La cire d’abeille dans la peinture à l’huile, peut-être ? la technique de Vermeer se serait rapprochée de celle de Rembrandt.. n’a-t-il pas été l’élève de Fabritius, lui-même formé par Rembrandt ?

 

COMMENT PEINDRE DES FLEURS BLANCHES ?

Le blanc que l’œil voit, n’est pas le blanc que l’œil regarde. Ah dur à comprendre !!
A regarder de près, pour certaines fleurs blanches, il y a une multitude de petites couleurs qui s’accrochent aux plis des pétales, formant les couleurs des ombres, celles du reflet de l’objet ou des autres couleurs qui entourent la fleur, etc…
Employer du blanc oui, mais pas que…

Dessin

Pour faire de grosses fleurs blanches, prendre une photo, c’est plus pratique, surtout si on débute.
En faire une photocopie, noir/blanc, les ombres/lumières seront plus faciles à repérer. On entre dans les valeurs.

Peinture

J’explique comme si je peignais à la peinture à l’huile. La première couche ainsi que les suivantes seront faites comme l’explication du texte précédent, « Comment commencer une peinture à l’huile » .
Je peindrais les pétales uniformément de blanc (Titane). Celui-ci est opaque, bien couvrant et malgré la toile blanche, il faut peindre en blanc. Puis peindre le reste du tableau suivant le sujet.
A la couche finale, il faudra procéder alors au Glacis (voir chapitre sur le blog). Le fameux glacis ! C’est là qu’interviennent ces couleurs subtiles et transparentes sur les pétales blancs. Jaune, bleuté, verdâtre, mauve. Elles donneront alors vie aux pétales et surtout du modelé. Je rajoute toujours en dernier, du blanc aux endroits les plus lumineux.
Pinceau à poils doux, mangouste ou martre ( + cher).

IMPORTANT : à la peinture à l’huile, pour réaliser le blanc, j’utilise de l’huile d’œillette et non de l’huile de lin. Celle-ci aura tendance à jaunir dans le temps. L’huile d’œillette est moins siccative (sèche moins vite), mais garde au blanc toute sa pureté. Le blanc, est une couleur qui met souvent plus longtemps à sécher.
Par contre, il est tout à fait possible d’utiliser du Blanc de Titane Alkyd de Windsor et Newton, qui sèchera + vite. Dans ce cas, ajouter une petite quantité d’huile d’œillette ou rien du tout !

Doro.T

QUEL VERNIS POUR LA PEINTURE A L’HUILE ?

Pour répondre à la question de Vincent, concernant les vernis pour la peinture à l’huile… on comprendra mieux ce qui S’AJOUTE A LA peinture (vernis à peindre) et ce qui se pose SUR la peinture (autres vernis). Nuance !!

LES VERNIS

  1. Vernis à peindre : diluant ou médium
  2. Vernis à retoucher : sert de vernis provisoire
  3. Vernis à tableaux, ou définitif : en fin de travail

Ils peuvent être gras ou maigres (huile ou essence). La résine donne de l’éclat au vernis, de la transparence et de la dureté. L’huile lui donne plus de souplesse.

Je vous fais grâce des recettes anciennes pour la fabrication des vernis. Par contre, je vous communique des recettes plus modernes et donc plus simples à employer.

VERNIS À PEINDRE OU MEDIUM À PEINDRE ?

On l’utilise comme son nom l’indique, pour peindre. Il remplacera les autres médiums comme l’huile de lin ou l’essence. Après recherches et commentaires avisés, il me semble plus judicieux de parler de médium à peindre plutôt que de vernis. Ils contiennent tous les deux une résine, sont brillants. La comparaison s’arrête là.
C’est un bon siccatif (séchage plus rapide), et laisse la peinture brillante. Permet aussi la façon de peindre « alla prima ». Comme lors de ces journées organisées, oô les peintures doivent être réalisées en une fois.
Pour utiliser ce baume, qui est épais comme du miel, il faut l’allonger avec une essence.

  • 3 recettes :

Faire tiédir le Baume de Térébenthine de Venise, au bain-marie, loin du feu, dans le flacon qui le renferme. En faire autant avec l’essence de térébenthine commune. Mélanger progressivement, en versant essence sur baume.

  1. Baume térébenthine de Venise 10 gr / essence térébenthine 20 gr
  2. Essence de térébenthine 100 gr / siccatif de Harlem 10 gr
  3. Essence d’aspic 100 gr / Baume térébenthine de Venise 10 gr (ma préférée)

VERNIS À RETOUCHER

Ceux du commerce sont trop concentrés en résine. Donc, ne jamais l’utiliser pur, mais allonger avec 5 ou 6 fois son volume d’essence.
Ils facilitent les reprises sur la peinture qui a attendu plusieurs jours ou mois, et préviennent les embus.
Vous pouvez utiliser un vernis à retoucher en bombe. Je le conseille plutôt sur des petits formats. Les « aller/retour » du geste sont moins voyants ! Sinon, privilégiez celui en petite bouteille et à passer au pinceau doux.

  • 3 recettes :
  1. Térébenthine de Venise 10 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  2. Térébenthine de Venise 5 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  3. White spirit 100 gr + Siccatif de Harlem 10 gr + cire 1 gr (cire vierge d’abeille)

VERNIS DEFINITIFS

Ils ne doivent jamais être appliqués sur une peinture avant que celle-ci ne soit parfaitement sèche. Jusqu’à un délai d’un an..!

  • Recette :

Vernis Talens Rembrandt à tableaux 1/3 + Vernis Talens Rembrandt à retoucher 1/3 + essence térébenthine rectifiée 1/3

Ces vernis seront posés à l’aide de pinceau aux poils doux afin d’éviter toute trace.
Il existe dans le commerce, des vernis à tableaux définitifs en aérosol. Question de goût.. mais la pulvérisation doit être impeccablement faite… biensûr !

Doro.T

COMMENT TRAVAILLER AU PASTEL SEC ?

(Article ré-actualisé)

Estomper au pastel ?

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Concernant la technique d’estomper le pastel, c’est tout simplement, la façon d’étendre la craie.
Une méthode : on pose et on étend tout en fondant les couleurs, aux doigts ; ceci est ma technique personnelle. Le contact des doigts avec la matière, est agréable.
Autre méthode : on procède en superpositions de couches colorées, brutes. Pas vraiment de contact digital avec le support. C’est le bâton qui remplace le doigt.
Les deux façons se valent bien sûr. C’est au goût du pastelliste.
Travailler les deux techniques ensemble, sur un même tableau, peut se faire, à condition que cela n’alourdisse pas, ou ne vienne pas perturber l’émotion ressentie par le sujet. Il faut trouver un juste équilibre.

Dans les deux cas, être vigilant sur l’inhalation des particules de pastels en suspension. Elle provoque des allergies chez certaines personnes sensibles.

Comparons quelques marques …
Je connais les pastels GIRAULT et effectivement, c’est une bonne marque, assez onéreuse.

Par contre, j’ai découvert les pastels Henri ROCHE, fabriqués artisanalement, car j’ai eu la chance lors de mon départ de Lyon, de pouvoir récupérer tout un lot de bâtons de cette marque, qu’un pastelliste donnait. Les teintes sont légèrement rompues avec du blanc.

Personnellement, j’utilise des REMBRANDT, que je considère comme des « moyens tendres », qui me servent de base sur le papier émeri (je n’utilise que du Pastelcard). Puis en seconde couche, c’est alors qu’arrivent les pastels les plus lumineux, les plus tendres, SCHMINCKE et SENNELIER.

Une autre marque, anglaise, UNISON COLORS, est très pigmentée et les coloris sont originaux. Je la placerai entre REMBRANDT et SCHMINCKE.

Et comme ils sont riches en pigments, je fais partie des adeptes du « non fixatif » en fin de travail. Celui-ci ternit les couleurs, et donc je laisse ainsi le pastel, protégé dans un encadrement adapté.

Doro.T

 

COMMENT FAIRE UN GLACIS A L’ACRYLIQUE ?

Le glacis, par définition, est transparent. Il s’agit de superposer une teinte transparente sur une autre teinte, qui doit être absolument sèche. En lui donnant une petite couleur sans pour autant la modifier ni la couvrir complètement. On devinera la couleur du dessous, et la couleur du voile transparent dessus.

On peut procéder de 2 façons :

a) Diluer la couleur transparente avec de l’eau, et faire comme un lavis. Sur une couleur foncée, on met une claire transparente. Et inversement.

b) Diluer la couleur transparente avec un médium.

Plusieurs médiums existent. Ils se présentent parfois en gelée blanche (qui devient transparente en séchant) ou en gel transparent.
Ils sont brillants, mats ou satinés, suivant votre goût. Ils ont la faculté de faire un beau glacis, tout en augmentant le pouvoir adhérant de votre peinture. Également, une fois sec, vous pouvez à nouveau repeindre  un autre glacis dessus.
Pour certains de ces médiums, employés purs (tel le Médium Gel de LIQUITEX), ils sont d’excellentes colles, même des objets très lourds. Par expérience, j’ai déjà collé des coulures de bronze, lourdes, sur de la toile avec ce médium gel, et rien n’a bougé des années après !

Le nom de ces médiums et des marques intéressantes ? Les voilà !!
Sachant que ces produits sont assez chers, pensez à bien refermer votre pot !

. Schmincke :
 » Médium acrylique »
 » Médium fluide effet brillant/ mat/ satiné  » – il retarde en plus, le séchage de la peinture

. Liquitex :
 » Médium gel brillant » ou mat – excellent aussi comme colle pour grands formats

. Lascaux :
« Médium 2 mat » ou « Médium 3 brillant satiné » – il se colore très bien même avec peu de peinture.

. Daler-Rowney :
 » Glaze medium » matt (médium à glacis mat)
 » Glaze medium » gloss (médium à glacis brillant)

Si ces médiums sont épais, les diluer à l’eau légèrement et les ajouter à la peinture. A vous de juger la transparence de ce mélange.
SURTOUT, BIEN PENSER A NETTOYER VOS PINCEAUX !!

Tout ceci n’exclut pas de passer un vernis définitif. En effet, le fait de travailler avec des médiums brillants, à certains endroits de la toile, vous allez créer des embus. C’est à dire que la toile aura des parties mates, brillantes, ou satinées par endroits. Ce qui n’est pas très heureux à l’œil.
Les vernis unifient alors le côté ou tout brillant, ou tout mat, ou tout satiné.

Depuis le début de cette explication, je parle de peinture acrylique transparente. En effet le principe étant de poser un glacis, il est peu recommandé d’employer une couleur opaque. Sauf si l’on est obligé. Auquel cas, vous diluerez fortement cette couleur afin de la rendre la plus transparente possible.

Certaines couleurs ont un rendu magnifique, profond, lorsqu’un glacis est posé dessus.
Exemple : Sur un brun, ou terre d’ombre naturelle, ou sépia, vous posez un glacis violet ou outremer, la couleur est très intéressante et se révèle.
Sur un rouge vermillon, un glacis jaune, l’illuminera. Sur un magenta, un glacis jaune moyen, donnera un rouge très lumineux.
Sur un vert, un glacis jaune, le rendra plus lumineux également.
ATTENTION au piège du BLANC, comme au glacis de la peinture à l’huile.. c’est un faux-ami. Je le dis souvent !

A vos pinceaux !!!
DoroT

COMMENT COMPOSER UNE COULEUR ?

L'Olive verte

Il m’est très souvent posé des questions sur le mélange des couleurs afin d’en obtenir une autre.
Les réponses ne peuvent se faire qu’en comparant avec autre chose : un objet, une photo ou simplement juste sur un mot.
Un mot qui dans notre esprit, déclenchera dans notre vision, une couleur.
Par exemple, je vous dis : coquelicot.
Aussitôt inconsciemment, vous « voyez » ou vous « sentez » le rouge. Oui bien sûr mais QUEL ROUGE ?
Par exemple, je vous dis : réglisse.
Vous « voyez » le noir. Oui, mais QUEL NOIR ?
Alors par mes expériences de peintre, de peintre-enseignant en atelier pendant des années, par mes recherches personnelles, je tente de vous aider pour faciliter vos recherches chromatiques.
Les commentaires sont donc autant d’aides que de demandes.

A FAIRE CHEZ VOUS, POUR VOUS AIDER :

Préparer 2 feuilles A3 300 gr (style feuille aquarelle, épaisse), en tirant au crayon à la règle des cases assez larges (2cm large/3cm hauteur) avec une case en dessous de chacune d’elles, d’1 cm de haut. Faire au moins 7 ou 8 lignes de cases.
1 feuille pour les couleurs chaudes, 1 pour les couleurs froides.
Partir de la plus claire vers la plus foncé dans chaque couleur.
Puis dans chaque case, à l’aide d’un couteau à peindre (plus facile à essuyer), appliquer la couleur pure sortant du tube sur la moitié d’une case. Sur votre palette ajouter un peu de blanc à cette couleur et l’appliquer à côté de la couleur pure. En dessous, dans la petite case mettre le nom de la couleur, la marque (important), son numéro et le signe si transparent, semi-transparent ou opaque.
Laisser de temps en temps des cases vides pour les couleurs que vous achèterez plus tard.
Vous aurez donc dans chaque grande case, la couleur et la même étendue de blanc. Le blanc est révélateur. Vous serez étonné de découvrir vos couleurs !

HOW TO START AN OIL PAINTING ?

Ceci est la traduction anglaise du billet « Comment commencer une peinture à l’huile ».

My name is Doro.T, I’m a painter living in Gordes in Luberon – Provence

peinture provence atelier
Here are my suggestions. They are born out of personal experiences, also practical and used by many painters, many of whom won’t disclose their secrets.
I invite you to look at my paintings and read the information on my other pages. You will discover important information on oil and acrylic painting.

If you wish to leave comments or have questions, leave your email address (wich will remain confidential) and I will answer your questions.
Several solutions for you to chose from :

A – On prepared white canvas :
1) Draw a sketch :
Use graphite or charcoal (which I don’t suggest as it is dirty and leaves dust particles. It is not good if you prefer neat and clean work. Brush off excess with a cloth.
Or, use sanguine (which I often use), brush off excess particles with a cloth. When you paint on top of sanguine you might see some red, this isn’t a problem as it will be covered in the next layer.
Or, paint sketch directly with oil paint diluted with turpentine or odorless mineral spirit.
Or, no sketch at all to start with.

2) Preparing the « jus » for the under painting :
Jus is part oil paint and part odorless mineral spirit. It will look like watercolor. Often Ochre is used for the under painting. Paint the whole canvas with this mixture using a white bristle brush. Wipe off excess paint with a cloth if it’s too runny. You must still see your drawing underneath, if not touch up your sketch.
Prepare the next layer of paint, adding very little oil or medium.

B – On a prepared white canvas :
1) Draw a sketch as before, your choice of method.
2) With diluted mixtures, paint in the different colors, covering the canvas lightly. These are not your definite colors. If you continue at a later time, using a dark red (carmine, for example) it should be mixed with a diluted magenta. If you are using orange, it should be mixed with vermillion or cad, yellow deep.
You need to see a balanced mix of colors on your canvas. When the whole canvas is covered with colors, place your canvas facing a mirror. (Always have a mirror in your studio or work room). You’ll see if the colors are well placed and harmonious and if your sketch is good. Correct if necessary.

OUTLINE
These are the essential first steps.
First, preparing the canvas with the first layer of paint, then preparing the colors of your subject. And adding them.

Personally, I think too many artists are imagining themselves painting with inspiration but haven’t got the technique, so they’re painting without knowing how.
The base has been given for oil painting. You can also do the preparation in acrylics. You proceed in the same manner as before, except using acrylic paint thinned with water, using method A or B. When dry, you can continue with oil paint.
It is possible to paint oil paint over acrylics. NEVER paint acrylics over oil paint. It will be a catastrophic. Never forget the rule, FAT OVER LEAN !

It is for that reason glazing is the final stage, it has more oil or medium than the previous layers. Read about glazing in my blog.

BRUSHES
To start a painting it is advised to use a white bristle brush. The air is hard and white. The Filebert form is very practical. As you advance in your painting use a sable brush, they are softer. And more supple, leaving no brush strokes. Or, stay with the bristle brushes leaving brush strokes visible. It depends on your preference.

PALET KNIFE TECHNIQUE
This could be used after the initial under painting has ben done. Personally, I recommend to start with the palet knife immediately.

PLEIN AIR PAINTING
Painting outdoors, in the elements, rain, wing or sun is a choice. But, saying a painting was done under perfect conditions is another…
I’m not against preparing your canvas outside, but it’s best to finish it in your studio or work room.
Painting outside has it’s downfalls, dust, tiny insects, paint drying too fast, etc.. Canvases also need a certain amount of humidity.

Don’t hesitate to ask questions and give comments.
Doro.T

COMMENT UTILISER L’ESSENCE DE TEREBENTHINE

Après tout ce qui est dit à ce sujet, sur mon blog à « Conseils-Idées » et après tous les commentaires aussi riches en informations les uns que les autres…
Je réponds à certaines personnes qui critiquent sur leur blog ou dans des forums ce que j’explique sur ce sujet ET qui ne m’écrivent pas ici directement.

Concernant le fait de passer de l’essence de térébenthine sur un tableau SEC..
Il n’y a aucun problème ! Le tableau sec – mais vraiment SEC ! – ne craint rien.
A moins de le gratter au couteau, le chauffer au chalumeau (si si il y en a qui le font !! on voit de tout !!), le passer à la brosse métallique, la peinture à l’huile sèche tiendra !

Passer de l’essence de térébenthine sur un tableau explique plusieurs choses :

1) A l’aide d’un coton ou d’un chiffon très doux et d’un peu de térébenthine, pour le nettoyer, tout simplement. Passer de partout, doucement, le chiffon imprégné. Cela nettoie les parties grasses dues aux traces de doigts, aux éclaboussures d’un produit gras quelconque, etc…

2) A l’aide d’un pinceau large aux poils doux, pour corriger les embus. Ah ces fameux embus !!
Passer sur les parties mates les plus visibles, le pinceau avec un peu d’essence de térébenthine et du vernis à retoucher (en flacon, pas en bombe). C’est , que l’on peut diluer légèrement le vernis à retoucher et l’essence de térébenthine.

Je rappelle que l’Essence de Térébenthine n’est pas une « essence » à proprement parlé, mais déjà une huile très maigre.
C’est pour cela que la première couche de peinture que vous mettez sur une toile en début de travail, est diluée à l’essence de térébenthine ! pour déjà préparer la toile !
Si l’essence de térébenthine était si « nocive » pour la peinture, si elle « mangeait » la peinture, on ne la diluerait pas en début de travail !

Donc ces personnes qui hurlent contre mes observations et actions, en disant que la térébenthine diluée au vernis à retoucher cela ne se fait pas, parce que la peinture de la toile va partir ou se diluer ou ceci ou cela………….. !
IL FAUT LE FAIRE QUAND LA PEINTURE EST COMPLETEMENT SECHE !!

A bon entendeur..

   
   Photo Sandrine B., prise dans mon atelier